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Endométriose et alimentation : quels sont les aliments à privilégier ?

Durée de lecture : 4 minutes

Découvrez quel est le lien entre l’endométriose et l’alimentation et sur quels aliments miser pour diminuer les symptômes et stabiliser les lésions.

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L’endométriose est une maladie chronique qui touche 6 à 10 % des femmes en âge de procréer. C’est aussi l’une des principales causes de douleurs pelviennes et d’infertilité chez la femme. Sa prévalence augmente d’environ 20 à 50 % chez ces femmes souffrant de douleurs pelviennes ou d'infertilité. Pour diminuer les symptômes de la maladie, limiter son évolution, et améliorer le bien-être au quotidien, l’alimentation joue un rôle majeur. Quel est le lien entre l’endométriose et l’alimentation ? Découvrez quels sont les bons aliments qui réduisent l’inflammation et quels sont ceux qu’il est préférable d’éviter de manger.

C’est quoi l’endométriose ?

Longtemps ignorée, l’endométriose est aujourd’hui reconnue comme une affection de longue durée en France. L'endométriose est une affection gynécologique inflammatoire qui impacte la qualité de vie et altère la fertilité. Cette maladie chronique est dite « maladie œstrogéno-dépendante ». Elle se caractérise par la prolifération de cellules de l’endomètre en dehors de la cavité utérine. Des cellules endométriales migrent de leur site d'origine, l'utérus, vers d'autres organes et produisent des tissus semblables à l'endomètre dans divers sites anatomiques en dehors de la cavité utérine, notamment les ovaires et le péritoine. La formation et la croissance des lésions endométriotiques dépendent de divers processus biologiques qui aboutissent à la persistance d'un épithélium de type endométrial et d'un tissu conjonctif, ou stroma, en dehors de la cavité utérine.

Malgré des années de recherches, l’origine de l’endométriose reste encore inconnue. Des facteurs génétiques, hormonaux, environnementaux et liés au mode de vie peuvent être impliqués dans son développement. Les stratégies thérapeutiques sont limitées à un traitement hormonal, avec des produits comme des agonistes de la gonadotrophine ou des contraceptifs oraux combinés associant un œstrogène avec un progestatif. Bien que l'ablation chirurgicale des lésions liées à l’endométriose soit une autre modalité de traitement, le taux de récidive peut atteindre 50 % dans les cinq ans qui suivent l'intervention chirurgicale. 

Quel lien entre endométriose et alimentation ?

Un nombre croissant d'études ont exploré l’alimentation comme stratégie thérapeutique pour prendre en charge l'endométriose, notamment à la lumière des preuves actuelles suggérant une association entre l’alimentation, l'endométriose, le risque cardiométabolique et l'inflammation systémique.

Il existe aujourd’hui de nombreuses preuves sur le rôle de différents nutriments dans l'endométriose. Par conséquent, l'éducation diététique avec la mise en place d’une nutrition adaptée semble être une stratégie prometteuse pour le contrôle de la maladie.

Quels aliments contre l’endométriose ?

Le lien fort entre l’endométriose et l’alimentation est connu depuis de nombreuses années. Plusieurs vastes études cliniques démontrent que les femmes souffrant d’endométriose ont une alimentation de moins bonne qualité que celles n’en souffrant pas.

S’il n’existe pas encore de régime ou de nutrition type pour contrôler l’endométriose, des résultats encore très préliminaires suggèrent qu’un régime anti-inflammatoire notamment au travers de la suppression du gluten, des produits laitiers ou du soja, ainsi que la consommation importante de légumes, ont permis d'obtenir la plus grande réduction des symptômes perçus par les patientes. Les produits laitiers favorisent l’inflammation tandis que le soja contient des molécules mimant l’action des œstrogènes et donc favorisent le développement de l’endométriose.

En général, il est aussi préférable de privilégier le poisson et les viandes blanches à la viande rouge et la charcuterie. Pour diminuer les symptômes de l’endométriose, il est aussi préférable de favoriser les graisses d’origine végétale plutôt qu’animale. Parmi les huiles végétales riches en oméga-3, tournez-vous vers l’huile de noix, de chanvre ou de colza plutôt que vers les huiles riches en oméga-6 comme les huiles tournesol ou de pépins de raisin.

Les fruits et légumes

Des chercheurs ont constaté que le risque d'endométriose était inversement proportionnel à la consommation de fruits et légumes. Une réduction significative du risque de développer les symptômes de l’endométriose peut être observée chez les femmes ayant la consommation la plus élevée de fruits et légumes par rapport aux femmes en consommant le moins. C’est tout particulièrement le cas des femmes consommant plus d’une portion journalière d'agrumes qui dans une étude présentaient un risque d'endométriose inférieur de 22 % par rapport à celle dont la consommation était d’une portion d’agrume par semaine. La réduction du risque d’endométriose est de 13% chez les femmes consommant une portion par jour de crucifères par rapport à celles qui en consomment moins d’une fois par semaine. Les crucifères sont une vaste famille de plantes à laquelle appartiennent le navet, le colza, la moutarde, le raifort, le cresson et surtout tous les choux comme le chou-fleur ou les brocolis.

Les graisses alimentaires, les viandes et les poissons

Dans le cadre d’une alimentation qui limite les symptômes de l’endométriose, les produits industriels ultra transformés sont également à éviter. Dans une vaste étude de cohorte américaine, 12 années de données collectées prospectivement ont été utilisées pour évaluer la consommation de graisses alimentaires en lien avec le risque d'endométriose. Les résultats ont montré que si la consommation totale de produits contenant des graisses alimentaires n'affectait pas directement le risque d'endométriose, une consommation accrue d'acides gras polyinsaturés à longue chaîne comme les oméga-3 diminuait le risque, tandis que la consommation de graisses trans l'augmentait. Les aliments riches en oméga-3 sont connus pour leurs capacités à moduler la réaction inflammatoire qui est une des composantes majeures de l’endométriose.

Les femmes déclarant une plus grande consommation de viandes rouges, de charcuterie ou de viandes blanches présentaient un plus grand risque d'endométriose. Le risque d'endométriose est nettement plus élevé surtout chez les femmes ayant une consommation de viande de bœuf et d'autres viandes rouges par rapport aux femmes en consommant le moins.

Les aliments riches en acides gras oméga-6, comme la viande rouge, sont corrélés à des taux sanguins plus élevés d'estradiol et de sulfate d'estrone, ce qui est lié à des concentrations plus élevées de stéroïdes avec un niveau plus élevé d'inflammation et au développement de l'endométriose. Au contraire, une supplémentation en oméga-3 peut diminuer la croissance des implants endométriaux et la production de facteurs inflammatoires, en particulier chez les patientes atteintes d'endométriose de stade III ou IV.

Les céréales complètes et les fibres

Une consommation insuffisante de fibres pourrait conduire à une inflammation et un stress oxydatif plus prononcés. Néanmoins, un mécanisme plus biologiquement plausible qui relie les fibres alimentaires et le risque d'endométriose doit encore être étudié. Aujourd’hui, la consommation de céréales complètes n'est pas réellement associée à l'endométriose.

Le gluten contenu dans les céréales peut avoir un effet négatif sur l’endométriose, même si les mécanismes restent à découvrir. Des études encore limitées montrent une légère diminution de la douleur pelvienne et des troubles digestifs grâce à l’élimination du gluten dans son régime alimentaire chez des femmes souffrant d’endométriose.

Les fruits à coques

Parce qu’ils sont riches en nutriments essentiels, en omega-3, en omega-9, en substances régulant les réponses inflammatoires et pro-oxydantes, les fruits à coque comme les noix, les noisettes ou les amandes restent des aliments à privilégier. Cependant, ces aliments sont souvent très caloriques et leur consommation doit rester modérée.

Les herbes et épices

Beaucoup d’épices ou d’herbes aromatiques contiennent des substances avec des propriétés anti inflammatoires et antioxydantes. C’est le cas bien entendu du curcuma, de la noix de muscade ou du clou de girofle mais aussi d’herbes aromatiques comme le persil, la coriandre, le basilic, le thym, ou le romarin. Mais attention, certaines épices favorisent au contraire l’inflammation, et sont donc à éviter dans le cadre d’un régime qui aide à limiter les symptômes de l’endométriose. C’est notamment le cas des aliments comme les poivres ou le paprika par exemple.

Endométriose et alimentation : quels compléments alimentaires adopter ?

Si une alimentation équilibrée avec des produits variés et de bonne qualité permet de réduire certains symptômes de l’endométriose, une supplémentation permet aussi de renforcer l’action de l’alimentation des patientes souffrant d’endométriose en corrigeant et complémentant les seuls apports de l’alimentation. Ils permettent aussi de lutter contre les effets des perturbateurs endocriniens provenant de la pollution, des emballages et des nombreuses molécules ajoutées aux aliments hautement transformés par l’industrie.

Les vitamines

Une supplémentation en vitamines C et E a été logiquement associée à une diminution des marqueurs du stress oxydatif ainsi qu’une diminution significative des marqueurs inflammatoires du liquide péritonéal chez les femmes atteintes d'endométriose. D’un point de vue clinique, des patientes souffrant de douleurs pelviennes et d'endométriose ont rapporté moins de douleurs, de dysménorrhée et de dyspareunie, après avoir reçu des compléments alimentaires contenant des vitamines C et E. Ces effets peuvent être expliqués par les propriétés antioxydantes des vitamines C et E, améliorant potentiellement les manifestations cliniques de l'endométriose.

La vitamine D est un régulateur classique des voies inflammatoires et a été largement étudiée dans le domaine de l'endométriose. De plus, on a constaté que les femmes atteintes d'endométriose présentaient des taux sériques de vitamine D plus faibles que les femmes présentant une endométriose légère ou nulle. Une prise de vitamine D sous forme de complément alimentaire a significativement diminué les douleurs pelviennes chez des femmes atteintes d'endométriose.

La carnitine

La carnitine est un analogue d'acide aminé impliqué dans l'oxydation des acides gras et le métabolisme énergétique. Des études cliniques ont montré que la supplémentation en carnitine agit comme une arme à double tranchant dans la progression de l'endométriose. Par exemple, il a été signalé que la carnitine intensifiait une lésion endométriosique déjà présente lorsque les cellules exprimaient des récepteurs aux œstrogènes, alors qu'elle améliorait cette situation lorsque les cellules n'exprimaient pas ces récepteurs aux œstrogènes.

Le resvératrol

Le resvératrol est un polyphénol que l'on trouve dans des aliments comme le raisin, les cacahuètes et le cacao et qui possède des activités anti-inflammatoires et antioxydantes. Une supplémentation en resvératrol réduit la taille des endométriomes dans un modèle animal. Associé à des contraceptifs oraux, le resvératrol diminue les marqueurs de l’inflammation dans l'endomètre de patientes.

En conclusion

L’alimentation joue un rôle majeur dans le maintien d’un bon état de santé, et dans la stabilisation des lésions et la réduction des symptômes de l'endométriose. Adopter un régime alimentaire contre l’endométriose est indispensable pour réduire l’œstrogène en excès, et avoir un bon apport en nutriments essentiels à la réhabilitation. Au quotidien, les aliments anti-inflammatoires permettent de combattre l’inflammation responsable des symptômes de l’endométriose. En complément d’une alimentation contre l’endométriose, vous pouvez vous tourner vers une supplémentation. Les compléments alimentaires permettent de renforcer l’action des nutriments présents dans l’alimentation.

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