Infertilité primaire : tout savoir sur ses causes et le diagnostic

On parle d’infertilité primaire lorsqu’un couple n’arrive pas à obtenir une première grossesse malgré 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés.

Qu'est-ce que l'infertilité primaire et quelles sont les causes ?

L’infertilité est définie par l’incapacité pour un couple d’obtenir naturellement une grossesse désirée après ans de rapports sexuels réguliers non protégés. Découvrez dans quel cas parle-t-on d’infertilité primaire.

Quelle est la définition de l’infertilité primaire ?

On parle d’infertilité primaire lorsque l’incapacité d’un couple à concevoir un enfant concerne le premier enfant. Si un couple n’arrive pas à concevoir un enfant après avoir mené une première grossesse à terme, il s’agit d’une infertilité secondaire. L’infertilité primo-secondaire désigne quant à elle les couples où une grossesse a démarré mais sans naissance d’un enfant. C’est notamment le cas après une fausse couche. Si l’un des deux partenaires a déjà eu une descendance, on parle alors d’une infertilité primaire du couple. 

L’infertilité, quelle soit primaire ou secondaire, est à dissocier de la stérilité qui désigne  l’incapacité définitive à concevoir naturellement, sur le court ou long terme.

Quelles sont les causes de l’infertilité primaire ?

Les causes de l'infertilité primaire d’un couple sont multiples et variées. Les troubles de la fertilité ne peuvent pas toujours être expliqués de façon absolue. Lorsqu’aucune cause n’est mise en évidence lors du bilan d’infertilité, on parle alors d’une infertilité inexpliquée ou d’infertilité idiopathique. Toutefois, dans la majorité des cas, il est possible de mettre en exergue les causes de l’infertilité primaire en réalisant un bilan d’infertilité du couple. 

Les causes de l’infertilité primaire chez la femme

Les principales causes de l’infertilité primaire chez la femme sont les suivantes :

  • Les troubles de la fonction ovarienne : les troubles de la fonction ovarienne peuvent être liés à l’âge, mais aussi à une perturbation de la fonction hormonale. Les troubles de la fonction ovarienne se caractérisent par la difficulté, ou l’incapacité, à produire un ovocyte pouvant être fécondé. Le syndrome des ovaires polykystiques, l’insuffisance ovarienne ou encore les ovaires multifolliculaires et macropolykystiques, sont notamment les pathologies liées aux troubles ovariens.
  • L’endométriose : l'endométriose augmente le risque d'infertilité primaire féminine. Cette pathologie se caractérise par une migration de fragments d'endomètre en dehors de l'utérus.
  • La sténose tubaire bilatérale : la sténose tubaire bilatérale peut fait partie des causes de l’infertilité primaire féminine. Elle se caractérise par la réduction de la perméabilité des trompes de Fallope, bloquant le passage des spermatozoïdes vers l’ovule. Dans la majeure partie des cas, la sténose tubaire bilatérale est causée par une infection, impliquant par exemple la bactérie « chlamydiae ». 

Les causes utérines incluant notamment les polypes et les fibromes utérins peuvent également impacter la fertilité de la femme. Des facteurs environnementaux peuvent aussi expliquer en grande partie les difficultés pour tomber enceinte. Une mauvaise alimentation, la sédentarité, la pollution ou encore le stress, peuvent augmenter les difficultés de concevoir un enfant. 

Les causes de l’infertilité primaire chez l’homme

L’infertilité primaire masculine s’explique généralement par trois types d’anomalies. Il peut s’agir de causes pré-testiculaires, de causes post-testiculaires ou de maladies testiculaires. 

Les causes pré-testiculaires sont généralement dues à un déficit en hormones sexuelles. En effet, un déficit en hormones sexuelles peut limiter le développement testiculaire et affecter la production spermatique. Un manque d’hormones sexuelles peut également induire un risque de baisse de la qualité spermatique pouvant contribuer à l’infertilité primaire masculine. Un déficit hormonal peut avoir différentes origines. Il peut avoir une cause génétique, tumorale, ou encore médicamenteuse.

Différentes anomalies spermatiques peuvent également être à l’origine de l’infertilité primaire. Ces anomalies spermatiques peuvent être isolées, ou combinées. Il peut notamment s’agir : 

  • D’oligospermie : une quantité anormalement faible de spermatozoïdes.
  • D’asthénospermie : une diminution de la mobilité des spermatozoïdes.
  • De tératozoospermie : une altération de la morphologie des spermatozoïdes.

On parle alors d’oligoasthénotératospermie (OATS) lorsque le spermogramme réalisé lors du bilan d’infertilité révèle une faible quantité des spermatozoïdes dans le sperme (oligo), une mobilité trop faible de ces spermatozoïdes (asthéno) et une trop grande proportion de spermatozoïdes anormaux (térato).

Enfin, des maladies testiculaires peuvent être à l’origine de l’infertilité primaire d’un homme. La varicocèle et la cryptorchidie (absence de l’un ou des deux testicules dans les bourses) peuvent notamment affecter la spermatogénèse et causer une baisse de la qualité du sperme.

Comment diagnostiquer l’infertilité primaire

Pour déterminer les causes de l’infertilité primaire, un bilan complet sera nécessaire. Les examens du bilan d’infertilité diffèrent selon qu’il s’agisse de l’homme ou de la femme. Une recherche de bactéries ainsi que des tests sérologiques font toutefois partie des examens communs aux deux sexes. 

Le bilan d’infertilité chez la femme

Le bilan d’infertilité chez la femme comporte différents tests permettant d’évaluer la fertilité de la femme :

  • La courbe de température : la courbe des température permet de se renseigner sur la durée et la régularité du cycle. Cet examen est aussi utile afin de déterminer la présence et la date de l'ovulation. Pour effectuer la courbe de température, il sera nécessaire de prendre sa température chaque matin au réveil,  du 1er jour du cycle au 1er jour du cycle suivant, et cela pendant deux cycles consécutifs au minimum. 
  • Le dosage d’hormones : le bilan hormonal permet de déceler une anomalie hormonale responsable d’un trouble de l’ovulation. L’exploration hormonale diffèrera selon le contexte. 
  • L'hystérosalpingographie : l’hystérosalpingographie est une radiographie de l'utérus et des trompes. Cet examen permet de visualiser la perméabilité des trompes utérines et de voir l'intérieur de l'utérus. L’hystérosalpingographie s’effectue par l’intermédiaire d’une injection de produit de contraste dans la cavité utérine.

  • L’échographie endovaginale : pratiquée en début de cycle, elle permet d’examiner les ovaires ainsi que l’utérus. Cet examen est indispensable afin de dépister les ovaires polykystiques et les kystes de l’ovaire, et pour rechercher la présence de fibrome. 

Le bilan d’infertilité chez l’homme

Le bilan d’infertilité de l’homme commence par un entretien médical afin de connaitre les antécédents génitaux, les éventuelles expositions environnementales et le mode de vie du patient. Des examens sont ensuite réalisés afin de déterminer si les spermatozoïdes sont de qualité et en quantité suffisante :

  • Le spermogramme : le spermogramme est l’examen principal du bilan d’infertilité masculine, qu’il s’agisse d’une infertilité primaire ou secondaire. Il consiste à évaluer tous les paramètres spermatiques à savoir le volume de l’éjaculat, le nombre de spermatozoïdes par millilitre, le pH de l'éjaculat, la morphologie des spermatozoïdes ainsi que la vitalité et la mobilité des spermatozoïdes.
  • Le spermocytogramme : cet examen permet de mesurer les éventuelles anomalies de forme des spermatozoïdes, sur le flagelle ou la tête.
  • La fragmentation de l’ADN spermatique : cet examen réaliser sur du sperme frais permet de mesurer la qualité de l’ADN spermatique en lien avec un désordre du stress-oxydatif. 

En cas de suspicion d’anomalies testiculaires, une échographie scrotale pourra également être effectuée.

Infertilité primaire : quelles solutions pour le couple ?

Le bilan d’infertilité est indispensable afin d’orienter le couple sur la bonne prise en charge. Cette prise en charge est réalisée au cas par cas, en fonction des résultats et du profil de chaque individu. 

Les facteurs environnementaux peuvent souvent expliquer l’infertilité d’un homme ou d’une femme. Qu’il s’agisse de l’alimentation et du mode de vie, les facteurs environnementaux peuvent à la fois faire baisser la qualité du sperme et augmenter les difficultés de tomber enceinte. Pour optimiser les chances de grossesse, il est indispensable d’adopter un mode de vie sain et une alimentation saine et équilibrée. Améliorer son alimentation, réduire la consommation d’alcool et de tabac, et supprimer les produits cosmétiques ou ménagers contenant des perturbateurs endocriniens participent à tomber enceinte naturellement, et à faciliter l’implantation de l’embryon.

Articles qui peuvent vous intéresser

Nos compléments alimentaires sont fabriqués en France

Développé par des experts de la nutrition et de la fertilité

Remboursement partiel possible par votre mutuelle

Vos données sont 100% sécurisées et confidentielles