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Inositol et fertilité : Est-il nécessaire pour tomber enceinte ?

Durée de lecture : 5 minutes

Quel est le rôle de l’inositol ? Tout savoir sur cette molécule et son lien avec l’infertilité et le syndrome des ovaires polykystiques.

L’inositol joue un rôle majeur dans le fonctionnement de l’organisme. Cette molécule est impliquée dans la fertilité, aussi bien chez l’homme que chez la femme. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’inositol, et quels sont les moyens de se supplémenter pour optimiser ses chances de tomber enceinte.

Qu’est-ce que l’inositol ?

L’inositol, mais on devrait plutôt dire les inositols, sont une famille de molécules naturelles retrouvées en abondance aussi bien dans le monde animal que dans le monde végétal. Il y a neuf molécules différentes dans cette famille mais essentiellement deux d’entre elles sont utilisées par la nature : le myo-inositol et le D-chiro-inositol. Il est cependant courant de parler d’inositol aussi bien lorsqu’il s’agit de myo-inositol que de D-chiro-inositol.

Le myo-inositol représente la très grande majorité de toutes les formes d’inositols présentes chez l’être humain. Par exemple dans le sang, on retrouve un rapport de 40 :1 entre le taux myo-inositol (98%) et le taux D-chiro-inositol (2%). Dans le liquide folliculaire de la femme en bonne santé, ce rapport est même de 100 :1 en faveur du myo-inositol.

Quel est le rôle de l’inositol ?

Bien que de structures chimiques très proches, ces molécules ont des rôles biologiques différents, parfois similaires, parfois opposées.

Le rôle de l’inositol dans les végétaux

Les végétaux utilisent l’inositol sous forme d’acide phytique qui a pour principale fonction de capturer le phosphate pour le stocker dans les différents tissus de la plante. C’est en particulier le cas des graines qui stockent le phosphate dont elles auront particulièrement besoin pour se développer au moment de la germination.

Le rôle de l’inositol chez les êtres humains

L’inositol assure de très nombreuses fonctions physiologiques dans notre organisme. Cette molécule est totalement indispensable à son bon fonctionnement. L’inositol est ainsi présent dans tous les tissus, plus particulièrement dans les tissus nerveux, dans le cerveau, dans le cœur et dans le foie. Du fait de ses nombreux rôles dans tout l’organisme, il a longtemps été abusivement classé comme une vitamine, la vitamine B7.

Aujourd’hui, il n’est plus considéré comme une vitamine, non pas du fait de ses propriétés variées et de son rôle indispensable, mais depuis qu’il a été découvert que les êtres humains produisent, à partir du glucose, plusieurs grammes (3-4 gr/jour) d’inositols par jour, notamment au niveau des reins qui est l’organe qui en produit le plus. Par définition, une vitamine n’est pas produite par l’organisme.

Si les médecins ont identifié de nombreuses activités biologiques, les deux plus importantes pour les femmes qui souhaitent tomber enceinte et lutter contre l’infertilité :

  • Au niveau de l’organisme : les inositols régulent le métabolisme du glucose en mimant l’action de l’insuline. Le myo-inositol favorise la consommation de glucose par la cellule alors que de son côté, le D-chiro-inositol favorise plutôt le stockage du glucose.
  • Au niveau de l’ovaire : les inositols sont indispensables à la maturation des ovocytes. Le myo-inositol contribue à la production d’une hormone essentielle à la maturation des ovocytes, la FSH de son nom français, « hormone folliculo-stimulante ». Le D-chiro-inositol favorise, lui, la synthèse d’androgènes en lien avec l’insuline, androgènes qui seront transformés en œstrogènes.

Suivant les besoins de chaque cellule, l’organisme est capable de transformer le myo-inositol contenu dans les aliments ou fabriqué par l’organisme, directement en D-chiro-inositol.

Quel est le lien entre inositol et fertilité ?

Du fait de leurs actions conjuguées à la fois sur la régulation du glucose dans l’organisme et sur la maturation des ovocytes, la prise d’inositols est largement recommandée pour améliorer la fertilité des femmes qui rencontrent des problèmes d’infertilité ou qui souhaitent optimiser leurs chances de tomber enceinte. Son action sur la régulation du glucose permet d’améliorer l’un des principaux symptômes du SOPK, la sensibilité à l’insuline et l’hyper-insulinémie résultante. Son action sur l’ovaire permet d’améliorer la maturation ovocytaire sur toutes les femmes dont celles ayant une faible réserve ovarienne et les femmes souffrant du SOPK.

D'autre part, la prise d’inositol est sûre et présente très peu d'effets secondaires par rapport aux autres options thérapeutiques d'induction chimique de l'ovulation.

L’inositol permettrait aux femmes en désir d’enfant de tomber enceintes de manière plus naturelle et à celles en PMA d’obtenir une grossesse plus rapidement.

Amélioration de la maturation des ovocytes

L’administration d’inositol a montré un intérêt pour les femmes présentant une faible réponse ovarienne avec à la fois une amélioration des paramètres d’ICSI (nombres d'ovocytes prélevés, d'ovocytes matures, d'embryons transférés, de grossesses) et une diminution de la dose requise de gonadotrophine pour stimuler l’ovulation.

Amélioration des symptômes du SOPK

L’utilisation de compléments alimentaires contenant des inositols a été largement étudié avec de bons succès dans la prise en charge du SOPK qu’il soit associé ou non à un surpoids ou de l’obésité.

Les divers effets bénéfiques des inositols sur le développement folliculaire, la régulation hormonale et l'homéostasie (la régulation) du glucose soutiennent leur utilisation comme agents thérapeutiques chez les patients atteints de SOPK. Ils permettent une régulation du cycle ovarien mais aussi diminuer des symptômes comme l’hirsutisme.

Inositol : un traitement médical de référence

En 2015, la Conférence internationale de consensus sur le myo-inositol et le D-chiro-inositol en obstétrique et en gynécologie a reconnu que ces molécules sont impliquées dans plusieurs voies biologiques de la pathogenèse du syndrome des ovaires polykystiques.

Ces experts médicaux considèrent qu’il existe de nombreuses données cliniques démontrant que la supplémentation en inositols pourrait être bénéfique pour améliorer les aspects métaboliques et reproductifs de ce trouble.

Où trouver de l’inositol dans l’alimentation ?

Pour combler notre besoin quotidien en inositols, notre alimentation nous fournit un complément indispensable, de l’ordre de 1-2 gr supplémentaires par jour de myo-inositol.

L’inositol est essentiellement apporté par les fruits et légumes et plus marginalement par la viande de qualité. Certains végétaux sont particulièrement riches en inositols qui est un des constituants des fibres. C’est principalement le cas des graines comme les céréales (le blé, l’avoine, …), les graines de légumineuses (tous les haricots et toutes les lentilles et même les cacahouètes), les graines oléagineuses (lin, tournesol, …) et les fruits à coque (noix, noisettes ou amandes) qui représentent nos principales sources alimentaires en inositols.

L’acide phytique, qui est cette molécule naturelle qui contient de l’inositol dans les plantes, a parfois mauvaise réputation car il capturerait aussi les oligoéléments comme le zinc, le cuivre, le fer, le magnésium ou le sélénium en diminuant leurs absorbations au niveau intestinal. Il est parfois conseillé de faire tremper longtemps les légumineuses pour les débarrasser d’une partie de cet acide. En faisant cela, vous allez aussi diminuer drastiquement votre apport en inositol, ce qui n’est certainement pas une bonne idée non plus, pour votre santé en général et pour votre fertilité en particulier.

Alors comme souvent en nutrition, la modération s’impose. Consommé avec modération, l’acide phytique est notre allié santé car si cette molécule peut potentiellement diminuer légèrement l’absorption du zinc, du fer et du sélénium au niveau de l’intestin, la bannir de votre alimentation c’est aussi vous priver de notre source alimentaire principale et indispensable d’inositols mais aussi de zinc, de cuivre, de fer et de sélénium contenus dans certains végétaux.

Quelles sont les conséquences d’un déficit d’inositol ?

Le changement de nos habitudes alimentaires avec des régimes de plus en plus pauvres en fibres souvent accompagnés d’une consommation des aliments riches en inositol qui diminue, fait que nous manquons souvent d’inositol, la seule quantité d’inositols produite par notre corps ne suffisant pas à couvrir l’ensemble de nos besoins.

Des maladies métaboliques

Une diminution des apports alimentaires de qualité peut conduire à une déplétion, c’est-à-dire une réduction des niveaux d'inositols dans le sang, nous exposant à plusieurs conditions pathologiques, telles que :

  • Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK),
  • L’hypothyroïdie,
  • Les déséquilibres hormonaux et métaboliques, comme
    La prise de poids,
    L'hyper insulinémie (une concentration excessive d’insuline dans le sang),
    La dyslipidémie (une quantité trop importante dans le sang de lipides comme le cholestérol ou les triglycérides)
    Le syndrome métabolique et possiblement avec le temps au diabète de type II

Au-delà du seul SOPK bien connu pour altérer la fertilité, tous ces désordres du métabolisme causés par un manque d’inositol ont des effets tout à fait délétères sur la santé en général mais aussi indirectement sur la fertilité de la femme.

Des maladies psychiatriques

Des études cliniques récentes montent aussi qu’une déplétion en inositol peut également exposer les patients à plusieurs affections neuro-pathologiques et psychiatriques, notamment les maladies d'Alzheimer et de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique, la dépression, les troubles bipolaires et des désordres anxieux.

De résultats encourageant ont été obtenus sur la prise en charge de la dépression en particulier chez des patients souffrant de SOPK associé à une dépression.

Des pathologies graves

Une déplétion en inositol dont l’origine est causée, plus par un dysfonctionnement du métabolisme des inositols qu’un simple déficit alimentaire semble aussi être associée au cancer, en particulier le cancer du poumon et du sein chez la femme en âge de procréer.

Inositol : quel est son rôle dans le traitement de divers troubles pathologiques ?

Comme une déplétion en inositol est associée à de nombreuses pathologies plus ou moins graves, les médecins ont testé, avec plus ou moins de succès, l’hypothèse de fournir des quantités supplémentaires d’inositols par l’intermédiaire de compléments alimentaire pour tenter de soigner ces différentes maladies dont ils savaient que cette molécule était impliquée.

Des études cliniques ont en particulier été menées pour évaluer l’intérêt des inositols pour traiter des maladies psychiatriques comme les troubles bipolaires, la dépression, les trouble paniques ou les troubles obsessionnels-compulsifs.

En améliorant la sensibilité à l’insuline, les inositols représentent une réelle alternative aux médicaments comme la metformine ou l’insuline utilisés dans le diabète ou le diabète gestationnel. Les inositols permettent de contrôler le diabète gestationnel chez dans une grande majorité de femmes enceintes sans faire appel à l’utilisation de médicaments, jamais recommandés pour leurs potentiels effets secondaires sur le fœtus.

Les résultats restent encore à confirmer en particulier sur les doses d’inositol concernant la prise en charge du syndrome prémenstruel. Du fait de l’action positive de l’inositol sur la sérotonine, un neurotransmetteur majeur, la molécule pourrait surtout agir sur les symptômes et les troubles associés au syndrome prémenstruel comme la dysphorie (sentiment de mécontentent et d’insatisfaction), les sautes d’humeur et la dépression.

En association avec d’autres nutriments comme les vitamines et les oligoéléments, l’inositol permet également d’accélérer la perte de poids chez les personnes obèses ou en surpoids.

Pourquoi prendre des compléments alimentaires d’inositol ?

Comme il n’est pas toujours possible d’augmenter sa consommation d’aliments riches en inositols, il peut être intéressant de consommer régulièrement des compléments alimentaires contenant des inositols pour diminuer le risque de déficit.

De même lorsqu’une pathologie comme le SOPK est déjà installée ou bien lorsque la femme présente des difficultés à parfaire la maturation de ses ovocytes, la prise de compléments alimentaires contenant des inositols peut être recommandée par les médecins car une alimentation même équilibrée ne permet pas d’apporter un taux important d’inositols dont le corps à besoin dans ces situations pour réguler ces dysfonctionnements pouvant être liés à l’infertilité.

Les recommandations des médecins sont aujourd’hui de prescrire aux femmes en désir d’enfant, en association avec une alimentation équilibrée et variée, des compléments alimentaires contenant 2 gr d’inositols, myo-inositol et D-chiro-inositol dans la proportion physiologique de 40 :1.

Une association avec du chrome, un oligoélément aussi connu pour améliorer la sensibilité à l’insuline est aussi recommandée ainsi qu’une prise conjointe d’acide folique (vitamine B9) en quantité importante car il est démontré qu’une supplémentation en folates était associée à une réserve ovarienne plus élevée, et donc à une meilleure fertilité.

De nombreuses études confirment l’effet positif d’une supplémentation en inositols, sur les perturbations métaboliques, hormonales et reproductives du SOPK, seuls ou en association avec d'autres vitamines ou minéraux, ce qui renforce leur effet thérapeutique et leur biodisponibilité.

En effet, des compléments alimentaires contenant des inositols, par exemple des gélules et des sachets à diluer dans un verre d'eau, renforcent l’activité de médicaments largement utilisés dans le traitement du syndrome des ovaires polykystiques. C’est le cas de la metformine qui est largement prescrite chez les femmes souffrant du SOPK de fait de sa capacité à diminuer l'insulino-résistance associée au SOPK mais aussi des contraceptifs oraux, du letrozole (inhibiteur de l’aromatase) ou du clomifène (analogue ostrogénique). Enfin, il existe également de l’inositol en complément alimentaire pour homme.

Chez l’homme, l’inositol, en complément d’un apport en carnitine, sélénium, zinc et en vitamine C, E et B9, améliore la fertilité et contribue à une reproduction normale. Ce type de supplémentation aide également à protéger les cellules contre le stress oxydatif et à maintenir un taux normal de testostérone dans le sang.

Conseil BeMum

En s’appuyant sur ces résultats médicaux, BeMum a développé avec des médecins experts de la fertilité et de la nutrition, un programme nutritionnel spécifique permettant d’optimiser la fertilité des femmes souffrant de SOPK.

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Éric Lameignère
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