Ovaires polykystiques et traitement naturel pour tomber enceinte.

Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le syndrome des ovaires polykystiques. Quel traitement naturel pour tomber enceinte quand on est atteint de SOPK ?

Ovaires polykystiques : quel traitement naturel pour tomber enceinte

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un trouble endocrinien très courant qui touche probablement une femme sur cinq en âge de procréer. Les ovaires polykystiques font notamment partie des principales causes des troubles de la fertilité chez la femme. Bien qu’il n’existe pas à ce jour de traitements médicaux réellement curatifs, il est possible d’atténuer les symptômes du SOPK. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les ovaires polykystiques et un traitement naturel pour tomber enceinte.

Qu’est-ce que le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ?

Le syndrome des ovaires polykystiques est un des déséquilibre hormonal le plus fréquent chez les femmes en âge d’avoir un enfant. Elle est due principalement à un dérèglement hormonal d’origine ovarienne. Des médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène) ou l’aspirine peuvent contribuer à l’apparition d’un SOPK.

Les femmes atteintes du SOPK présentent un risque accru de résistance à l'insuline (80 % des femmes atteintes de SOPK), mais aussi des symptômes associés, (syndrome métabolique, dyslipidémie, hypertension et troubles liés à l'obésité). Il est aussi constaté une augmentation des hormones masculines (androgènes) entraînant en particulier l’apparition d'une pilosité dans des zones normalement glabres chez la femme comme le visage, le cou, ou le thorax (hirsutisme).

Plusieurs médicaments sont prescrits par les médecins pour limiter plusieurs effets du SOPK. Le principal traitement est l’utilisation de contraceptifs oraux mais qui ne sont pas envisageables chez les femmes en désir d’enfant. Pour limiter la quantité d’hormones masculines, des contraceptifs inhibiteurs de l’aromatase peuvent être prescrits tout comme le clomifène, un analogue ostrogénique qui stimule l’ovulation. La metformine, un antidiabétique oral, est aussi souvent prescrite pour améliorer la résistance à l’insuline.

Il n'existe cependant pas de traitement médical réellement curatif du SOPK. Les médecins conseillent aujourd’hui systématiquement l’adoption d’un traitement naturel comportant des interventions sur le mode de vie qui mettent l'accent sur une amélioration du régime alimentaire et une perte de poids.

Ovaires polykystiques et infertilité : quel est le lien ?

Le trouble de l’ovulation figure parmi les principaux symptômes du syndrome des ovaires polykystiques. L’ovulation désigne le moment du cycle durant lequel l'un des ovaires relâche un ovocyte mature prêt à être fécondé. Les femmes atteintes de SOPK présentent une rareté, voire une absence d’ovulation. Les cycles sont généralement irréguliers et plus longs (35 à 40 jours).

Dans le cas d’un syndrome des ovaires polykystiques, la maturation folliculaire peut être bloquée par l’excès d’androgènes. Les follicules immatures s’accumulent dans les ovaires et grossissent, sans expulser leurs ovocytes. Ce phénomène perturbe la régulation hormonale, entraînant alors un dérèglement du cycle menstruel allant jusqu'à une absence d’ovulation.

C’est pourquoi, avec l’insuffisance ovarienne, le syndrome des ovaires polykystiques est l’une des principales causes de l’infertilité chez la femme. En effet, 50 % des femmes avec un SOPK présentent une infertilité primaire, et 25 % une infertilité secondaire.

La spécialité médicale concernée par le diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques est la gynécologie. Le diagnostic du SOPK repose sur un bilan sanguin et une échographie abdomino-pelvienne .

Comment faire pour tomber enceinte avec des ovaires polykystiques ?

La recherche a démontré qu'un traitement naturel comme la perte de poids, même modeste, améliore les symptômes du SOPK. En effet, la perte de poids contribue à une reprise de la cyclicité menstruelle et à l'ovulation, et améliore ses chances de tomber enceinte de manière spontanée. Ce traitement naturel permet aussi l'amélioration de la qualité de vie globale des patientes atteintes de SOPK.

Ovaires polykystiques : quel est le rôle de l’alimentation ?

L’alimentation joue un rôle primordial lorsqu’il s’agit d’accroître ses chances de tomber enceinte. Elle permet d’agir sur le poids, mais surtout d’apporter au corps tous les nutriments nécessaires à son bon fonctionnement.

Un régime riche en fruits et légumes bio mais aussi en céréales complètes et pauvres en graisses, en cholestérol et en sodium permet une réduction significative des marqueurs de résistance à l'insuline, du tour de taille et de hanche, du poids corporel, de l'indice de masse corporelle, des taux de triglycérides et de LDL mais aussi une amélioration du profil hormonal avec une diminution des androgènes totaux.

Pourquoi faut-il fractionner ses repas

L'effet de la répartition des calories sur les différents repas de la journée a été étudié par les chercheurs. Les femmes qui consomment la plupart des calories au petit-déjeuner présentent une réduction significative des taux de glucose et d'insuline, une diminution de la testostérone et surtout une amélioration de la fonction ovulatoire par rapport aux femmes qui consomment la plupart des calories durant le seul dîner.

De même, fractionner son alimentation avec six repas par jour permet une amélioration de l'épreuve de tolérance au glucose et une réduction significative des taux d'insuline à jeun, par rapport à une répartition sur trois repas par jour.

Pourquoi favoriser les repas pauvres en sucres et riches en lipides ?

Le simple fait de diminuer les apports en sucres dans son alimentation peut représenter un traitement naturel du syndrome des ovaires polykystiques. Des études cliniques ont montré que des réductions même modestes de l'apport en glucides diminuent les taux sanguins d'insuline, de testostérone et de cholestérol total chez les femmes atteintes de SOPK. Il a aussi été démontré que les régimes substituant les glucides par des graisses poly- et mono-insaturées chez les femmes obèses atteintes de SOPK réduisaient l'hyperinsulinémie.

De même, une supplémentation en acides gras polyinsaturés comme les oméga-3 réduit le niveau de testostérone biodisponible dans le plasma chez ces femmes.

Qu’en est-il des repas riches en protéines

Bien qu’ils soient très à la mode pour perdre quelques kilos avant l’été, les régimes hyper-protéinés n’ont pas démontré une supériorité par rapport à des régimes standards. De plus, l'aggravation de la résistance à l'insuline et l'altération du métabolisme du glucose limitent l'utilisation de ces régimes qui ne constituent pas un traitement naturel chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques.

Ovaires polykystiques : quels nutriments privilégier comme traitement naturel ?

En plus de favoriser un bon état de santé général, l’alimentation joue un rôle essentiel dans l’amélioration des symptômes causés par le syndrome des ovaires polykystiques. Améliorer son alimentation figure parmi les traitements naturels recommandés pour concrétiser son projet d’enfant.

La vitamine D

En plus de l’apport en vitamine D de l’alimentation, une supplémentation en vitamine D peut représenter un moyen naturel d’améliorer la fertilité des femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques. Les médecins ont constaté des réductions significatives des taux de testostérone totale, de l'indice d'androgène libre et de l'hirsutisme. De plus, une perte de poids associée à une supplémentation en vitamine D montre une amélioration de la régularité menstruelle chez les femmes obèses et en surpoids présentant un SOPK.

La vitamine E et CoQ10

L’association d’une supplémentation en antioxydants naturels que sont le coenzyme Q10 (Co10) ou la vitamine E permet d’améliorer le profil de cholestérol, la tension artérielle et la glycémie à jeun, de réduire le taux de testostérone total et d'augmenter la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG, pour Sex Hormone-Binding Globulin) chez femmes souffrant d’un SOPK. La vitamine E associée à du magnésium permet aussi chez ces femmes de diminuer l’hirsutisme.

L’inositol

L’inositol s’est imposé comme le traitement naturel de référence du SOPK. L'inositol représentent une famille de plusieurs molécules naturelles que notre corps fabrique mais en quantité insuffisante. L'inositol est aussi contenu dans les végétaux et plus particulièrement dans les céréales et les légumineuses. Une modification des habitudes alimentaires dans les pays occidentaux entraîne depuis quelques années une diminution importante de l’apport quotidien en inositols nécessitant une prise de compléments alimentaires pour garantir un apport quotidien en inositol chez les femmes atteintes d’un SOPK.

Le consensus des experts repose sur une prise conjointe des deux formes naturelles de l’inositol, le myo-inositol et D-chiro-inositol dans une proportion de 40 :1. Le myo-inositol améliore la qualité ovarienne et le métabolisme tandis que le D-chiro-inositol réduit plus l'hyperandrogénie (excès d’hormones masculines).

L’inositol, possiblement associé à du chrome permet de renforcer les effets du traitement naturel que constitue une prise en charge diététique. Une amélioration de la qualité des ovocytes et des embryons et des chances d'obtenir une grossesse est confirmée par les chercheurs dans une prise en charge alimentaire associée à une supplémentation quotidienne en inositols. L’inositol renforce aussi l'effet des médicaments prescrits aux femmes souffrant du SOPK, médicaments incluant les contraceptifs oraux, le clomifène ou de la metformine.

Conseil BeMum :

En s’appuyant sur ces résultats médicaux, BeMum a développé avec des médecins experts de la fertilité et de la nutrition, un programme nutritionnel spécifique permettant d’optimiser la fertilité des femmes souffrant de SOPK.

Retrouver notre programme Spécificité Équilibre.

Pour en savoir plus

Facchinetti, Fabio, et al. ‘Inositols in Polycystic Ovary Syndrome: An Overview on the Advances’. Trends in Endocrinology & Metabolism 31, no. 6 (June 2020): 435–47. https://doi.org/10.1016/j.tem.2020.02.002.

Advani, Kamal, et al. ‘Efficacy of Combination Therapy of Inositols, Antioxidants and Vitamins in Obese and Non-Obese Women with Polycystic Ovary Syndrome: An Observational Study’. Journal of Obstetrics and Gynaecology 40, no. 1 (2 January 2020): 96–101. https://doi.org/10.1080/01443615.2019.1604644.

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